Alberto Contador
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Alberto Contador
Publié le 29 juillet à 21:50
Alberto Contador savoure sa victoire dans le Tour même s'il n'est pas dupe de toutes les rumeus autour de lui. Il pense que cela est dû à son travail et à celui de son équipe
Au lendemain du déclassement de Rasmussen, qui le propulsait en tête du classement, Contador a vécu une drôle de journée. "C'était un sentiment étrange. Pendant une journée (entre Pau et Castelsarrasin), il n'y avait pas de maillot jaune dans le peloton. C'est assez inhabituel de passer comme cela en première position, surtout que j'avais perdu en haut de l'Aubisque," a-t-il reconnu. "Ensuite, il m'a fallu défendre ce maillot et c'est ce que j'ai réussi à faire."
Alberto Contador tient à associer son équipe à son succès. "Cela démontre que nous faisons du bon travail", précise le jeune maillot jaune veut que le parallèle avec Lance Armstrong ne soit que le fait de courir dans la même équipe. Armstrong dit d'ailleurs de son cadet le plus grand bien et ne tarit pas d'éloges quant à son avenir, même s'il n'est pas certain que la Discovery Channel continue dans le peloton.
"Je ne crois pas qu'il soit nécessaire de voir la mort en face pour remporter le Tour de France," a estimé Contador . "Beaucoup de coureurs l'ont gagné sans cela. "Mais il est vrai qu'Armstrong a été un exemple pour moi. J'ai lui son livre."
"Lance Armstrong a remporté sept Tours de France. Moi, je n'en ai gagné qu'un. Je ne veux pas regarder trop loin dans le futur," dit le petit Madrilène. "Pour le moment, je n'arrive pas à imaginer autre chose que des vacances." Quand on lui parle de l'affaire Puerto et du fait que son nom y a été cité dans un document de la police espagnole, Contador répond simplement : "j'étais dans la mauvaise équipe (Liberty Seguros) au mauvais moment."
« Aujourd'hui, plus on est haut, plus on est soupçonné. » ajoute-til
Pour l'heure, l'Espagnol veut profiter de l'euphorie. "C'est un rêve, c'est le paradis. Hier encore (samedi, contre-la-montre) j'ai eu une journée très difficile. J'ai fait ces 55 km à bloc pour garder un écart avec Cadel Evans. J'ai conservé un petit avantage qui m'a permis de gagner la course. Je suis marqué à vie par mon opération du cerveau, et ça me permet de mieux savourer aussi ce moment-là. Je pense à mon frère (victime d'une paralysie cérébrale) et aussi à mon père, qui est ici aujourd'hui, et à tous ceux que j'aime qui sont à Madrid," a-t-il lancé radieux.C'est un jour extraordinaire pour ma famille. Il y a eu des moments très difficiles, notament le contre-la-montre, hier. Mais cela valait vraiment le coup, c'est merveilleux."